Kool Shen - Crise de conscience

Kool Shen
>>> Crise de conscience
    L'axiome selon lequel un rappeur annonçant sa retraite en grandes pompes ne tardera pas à tenter un come-back plus ou moins miteux semble se confirmer une fois de plus. 5 ans après « L'avenir est à nous » le passé rattrape l'inventeur de la sodomie verbale et fin 2009 il est back dans les bacs en solo avec « Crise de conscience ». Et là, la question critique intervient : mais pourquoi le double O revient-il ? JoeyStarr invité sur le refrain de « J'reviens » ayant laissé sa prestation inaudible nous voilà dans le flou le plus complet, un flou fécond en hypothèses plus ou moins pertinentes. Kool Shen a-t-il des dettes de jeu ? Devons nous y voir le retour du preux chevalier venu sauver un Hip Hop en mauvaise posture ? Est-ce un pari ? Si l'on me demande mon avis je dirai que cet album doit beaucoup de sa genèse à la crise de la quarantaine.
Enfin peu importe tant que la musique est bonne, me direz-vous avec raison. Seulement avant de mettre ce disque sur ma platine la crise était plutôt de confiance. En fait, à quoi m'attendais-je ? A des prods lourdaudes et peu inspirées ; à des morceaux pour jeunes de 15 ans, un peu démagos et moralisateurs parce qu'à 40 ans on rigole plus t'as vu ; à un flow unique et des plus basiques ; à un produit à propos duquel j'aurais dit « il y a de l'idée, il faudra creuser à l'avenir » à propos d'un MC débutant mais profondément décevant de la part d'un vétéran au passé glorieux comme celui de Kool Shen. En bref, un album jetable, aussitôt écouté, aussitôt oublié. Et lorsqu'une heure plus tard le disque cessa de tourner, qu'y avais-je trouvé ? Exactement cela, comme quoi, on dit toujours du mal des préjugés mais parfois il faut savoir s'y fier.

par Achim Shark




Aelpéacha - Le Pèlerinage (Golden throat edition)

Aelpéacha
>>> Le Pèlerinage (Golden throat edition)
    Janvier, la neige, le froid. On a beau lever le pot d'échappement dans les airs le réchauffement climatique tarde à venir et avec lui les mini-jupes de février. Cruelle destinée pourrai-t-on croire mais à Splifton les barbecues d'hiver ne font pas peur et nous y sommes cordialement autant que musicalement invités par le A grâce à la golden throat edition (sortie en janvier 2009 mais ressortable lors de chaque période de froid) de l'album chef-d'oeuvre « Le pèlerinage ». Tandis que les incrédules sont labourés par la peur et par l'étonnement les plus intrépides s'approchent de ce phénomène climatique inexpliqué. Golden throat edition ? Qu'est-ce donc ? Plus qu'un simple album de remix, toutes les instrus ont été retouchées dans un délire plus acoustique, certaines reprennent l'instru d'origine avec un arrangement différent tandis que d'autres sont toutes nouvelles toutes belles, le tout a été reposé avec quelques nouveautées (nouveaux couplets, nouveaux intervenants). Le tout est appuyé par SOB à la guitare et à la talk-box prouvant une fois de plus, s'il le fallait encore, que parler talk-box en France c'est parler SOB. Point barre. On remarquera quelques inédits (à moins qu'ils ne soient sur la mixtape Pèlerinage). Comme c'est généralement le cas dans ce genre d'exercice les nouvelles mélodies souffrent de la comparaison à leurs aînées à l'exception de l'explosive nouvelle version de « Rider otop », néanmoins, la GTE jouit d'une impression de spontanéité et de fraicheur bienvenues. Moins indispensable que son prédécesseur, peut-être, mais pas inintéressant pour autant, le plaisir et le soleil sont assurés et comme dit le vieux proverbe « qu'importe la caisse pourvu qu'on ai la ride ».

par Achim Shark




Method Man&Redman - Blackout ! 2

Method Man&Redman
>>> Blackout ! 2
    « Return to the 36 chambers », « The legend of the liquid swords », « Only built for Cuban Linx pt 2 », « Tical O : The prequel »... Le Wu et ses membres ont toujours su recycler les titres des moments forts de leurs discographies et lorsque l'homme méthodique du Wu-Tang et l'homme rouge du Def Squad se retrouvent pour un deuxième album commun, pourquoi se prendre la tête ? « Blackout ! 2 » est né. Mais ce titre n'est-il pas symptomatique d'une volonté de vivre sur les acquis du passé quand le présent est loin d'être brillant ?

Bien mal nous a pris d'être soupçonneux et mauvaises langues car Red&Med nous offrent un très bon album qui n'a pas grand-chose à envier à son prédécesseur de la décennie précédente. Ca rappe sec, dur, bien et avec des grosses voix pour notre plus grand plaisir. Pour ce nouvel effort commun un nombre impressionnant de producteurs ont été plébiscités et pas des moindres (Havoc, Pete Rock, Erick Sermon, Rockwilder, Mathematics...) pour un résultat très new-yorkais agrémenté de quelques essais Dirty South réussis (le très bon « City lights » avec Bun B). L'album n'est pas exempt de défauts (longueurs, redondance, certains titres passables) mais est globalement très bon, à écouter sans risque.

par Achim Shark




Babass Escobar - Brûlé dans l'âme

Babass Escobar
>>> Brûlé dans l'âme
    Cette mixtape n'a qu'un seul but: montrer la technique de son auteur Babass aka basseba aka bazooka (toujours un petit pouchka pour les petites poucaaaaaaaaaaaaves!!). Et il y a de la matière ! Babass plie les instrus sans sourciller qu'elles soient dirty ("bordelik"), funk("missile") ou plus classique ("Paris-New York"). Le passage le plus révélateur reste néanmoins "Dent pour dent", freestyle ravageur sur une ribambelle de faces B dont le changement constant ne semble pas gêner Babass.
Les invités sont pour la plupart des proches, on retrouve ainsi Alpha 5.20, Larsen, Iron Sy ou encore Rim-K. On a quand même droit à un duo de haut vol avec Absouljah, MC francophile du Queens.
Il ne reste plus qu'à vous parler de la perle du disque: "Nina". L'instru sombre d'Iron Sy, samplant l'intro du "feeling good" de Nina Simone fait merveille et se combine parfaitement aux flows des trois MC's: que ce soit la voix grave et le flow à la fois dur et musical de Babass ou bien le timbre éraillé de Larsen et ses passages chantonnés. Même le braillard Iron Sy trouve son place, son style donne a son couplet une sorte de rage désespérée s'accordant à ses propos: " j'en ai marre de faire la guerre: mes ennemis se sont cachés" ou encore :"j'ai étranglé mes rêves sans jamais les étouffer".
Ah j'oubliais: attendez-vous à être surpris sur le dernier morceau: l'ami Aketo à changé (en bien selon moi) depuis Sniper et il livre une démonstration de flow impressionnante.
Une bonne mix tape qui laisse présager un bon album pour la suite.

par Samxao




Blakroc - Blakroc

Blakroc
>>> Blakroc
    11 jours, 11 morceaux, telle est la gageure qu'à tenté de relever Damon Dash pour sortir la tête hors de l'eau après la fin de l'aventure Roc-A-Fella. L'entrepreneur d'Harlem a eu beau multiplier les tentatives dans tous les domaines, son divorce avec Jay-Z a signé sa descente aux enfers mais avec le projet Blakroc le charmant filou compte bien remonter la pente. Pour se faire, partant d'un concept pas follement original, il réunit les bluesmen The Black Keys et 11 MC's de premier ordre avec ODB que même la mort n'empêche pas de sortir des couplets de fou furieux, Ludacris, Mos Def, RZA, Pharoahe Monch, Raekwon, Jim Jones, Billy Danze ou encore Q-Tip et en profite pour mettre en avant son nouveau poulain Noe et la chanteuse Nicole Wray. Aussi alléchant soit-il, on regrettera que ce casting soit si marqué par New York et surtout composé de vieux rappeurs confirmés, il aurait été agréable de découvrir plus de jeunes artistes, parce qu'à par la chanteuse et Noe (dont la réputation de sous-Jay-Z n'est pas usurpée), on connaît plus ou moins tout le monde. Et puis la pochette est d'un affreux de mauvais goût.

Un casting impressionnant pour un résultat décevant ? Une fois n'est pas coutume, pas du tout. Les MC's se montrent tous d'un très bon niveau avec de nombreux temps forts et surtout les Black Keys montrent un énorme talent, offrant des productions riches et diverses, parfaitement adaptées aux voix, mélodiques et agréables, sans oublier d'être parfois plus pêchues (« Coochie »). L'album, court, passe merveilleusement, un vrai plaisir auditif avec quelques tentatives intéressantes comme l'étrange « Tellin' me things » de RZA, qui sera loin de faire l'unanimité. Mais là se situe le plus gros défaut du disque : le rendu est très propre et policé, il manque un élément de folie et d'expérimentation (dont les Black Keys sont clairement capables) qui donne une impression d'inachevé. A la fin de l'écoute, il reste un gout de trop-peu, ce petit quelque chose qui aurait fait de « Blakroc » un disque indispensable alors qu'il ne reste qu'un bon disque.

par Achim Shark




Dj Djel - Back to the old school

Dj Djel
>>> Back to the old school
    Djel pour ceux qui l'ignorent et le dj de la Fonky Family. Auteur de quelques mixtapes de qualité en dehors des projets du groupe, il revient avec une mix tape qui nous rappelle les classiques du rap français. Un retour aux sources apaisant, rafraichissant au milieu de toutes les merdes froides et sans saveur qui sortent actuellement ? Plutôt oui. Mais même si les enchainements sont bons, pas tous géniaux mais qui tiennent la route, le dj de Marseille se laisse prendre au piège de la simple compilation. Enchainant les morceaux les plus connus (Assassin, Minister AMER, X-Men, Lunatic, NTM, IAM, Ideal J, Lionel D...) sans apporter la touche de rappeurs moins connus qui ont également marqués les années post 2000.
Du Puzzle, du TSN, La Caution ou encore plus connu un Oxmo Puccino auraient été les bienvenus. La grosse grosse absence, quand même, est-ce une vieille rancune, ou un réel oubli, c'est l'absence de Monsieur Fabe. Et là, c'est inadmissible. Fabe bordel !
Pour finir, cette mixtape est très bonne pour les jeunes en manque de repères rapologiques, ce qui leur permettra de voir la qualité qui se faisait avant, loin de ce qu'ils peuvent écouter aujourd'hui. Une première étape dans une rétrospective forte utile pour cette jeunesse.

Par Taiji




Mr Popcorn - Epopcorn

Mr Popcorn
>>> Epopcorn
    Mr popcorn, un nom qui fait sourire, et ne force pas beaucoup à prendre cette sortie au sérieux. J'ai quand même insisté auprès de ma faible curiosité pour y jeter une oreille.
Mais nous n'avons pas le droit à un gros échantillon, 7 titres dont 3 skit. On aurait aimé en avoir un peu plus car c'est bien rafraichissant ces sons.
Un peu acoustique, une comparaison qui doit les saouler mais pour que les gens se fasse une idée globale, on peut dire un peu dans le style d'Hocus Pocus. Des instrus bien soul, ou jazzy. Mr Daf apparait sur 3 titres, ce qui ne gâche pas la qualité. Les thématiques sont plutôt légère, ou plutôt allégée par les MC's. Car on parle globalement de la réalité! En gros ne vous attendez pas à du hardcore sur des beats violents.
Bonne surprise pour ma part, vivement de voir ce qu'ils donnent sur un long format. A écouter !

Par Taiji




Taipan - AFPAN vol. 1-10

Taipan
>>> AFPAN vol. 1-10
    Pour rester d'actualité dans ce rap jeu pipeau, autant piper les dés en rappant l'actualité gratuitement mieux qu'un rap con, chiant et payant. C'est un peu la base des AFPAN, brefs titres tirés des pires brèves de AFP charcutées par Taipan. Originellement lâchés l'un après l'autre sur le site de LZO records, les 10 premiers sont finalement réunis sur un EP téléchargeable gratuitement avec en bonus une jolie pochette et une intro/outro par CHI qui produit également tous les titres. Que ce soit sur les violons délicieusement discordants de « Plus rien de m'étonne (#1) », les guitares saturées de « Retour aux pyramides (#07) » ou les synthés stridents de « La vie est belle (#03) », Taipan se ballade avec une facilité déconcertante sur tous types de beats, délivrant punchlines par cargos entiers avec un flow toujours maîtrisé généralement posé, parfois plus véner. Connu surtout pour ses égotrips, Taipan profite de l'exercice pour montrer une autre facette de son rap en décrivant l'actualité avec acidité mais surtout lucidité. J'ai découvert Taipan par ces AFPAN et depuis j'attends son album comme les juifs attendent le messie. Alors, pourquoi faire les fines bouches, c'est bon, c'est gratuit et c'est ici, de quoi patienter avant l'album qui sortira « avec un an de retard mais 10 ans d'avance » comme ça se chuchote à mi-voix parmi les MC's effrayés de celui qui a plus de punchlines qu'eux dans les lignes de sa main.

par Achim Shark




Dreyf - Same player shoot again vol.1 - Un nouvel espoir

Dreyf
>>> Same player shoot again vol.1 - Un nouvel espoir
    « C'est pas un jeu c'est un sport ». Ainsi parla les X Men à propos de la musique nommée « rap » en 1998 et ce concept porteur fut souvent repris par leurs homologues successifs. Et pourtant... Et pourtant il semblerait que les rappeurs français sont de biens piètres sportifs ! En effet, n'importe qui pourra affirmer que l'adversaire le plus aisé à contrer est celui qui attaquera toujours de la même façon, de même que chaque MC s'enfonce dans sa propre caricature, creuse sans cesse le même sillon, oeillères sur les tempes et yeux fixés sur sa propre déjection. Dreyf a compris ce grand secret et a su faire évoluer son jeu, passant du poste défensif de son « Son d'automne » à celui de première ligne défoncé aux stéroïdes, attaquant, agressif et technique.

« Un nouvel espoir », mixtape/street cd/album avant l'album/whatever, est donc là pour annoncer ce nouveau Dreyf qui « rappe comme dans un coin du Bronx ». La mutation derrière le micro est impressionnante, bien plus technique, Dreyf le MC se taille sa place parmi les meilleurs et en profite pour surclasser largement chacun de ses invités (bien que pour certains, ça n'a pas du être très difficile). Les instrus varient entre moyen et excellent. Le principal défaut sera la linéarité des thèmes, défaut inhérent à ce genre de projet. On retiendra surtout « Un nouvel espoir », « Le blues du neverland », « Pesticide », « Game over », « Comme dans un coin du Bronx » et quelques autres tandis que le reste sombrera peu à peu dans l'oubli (surtout les titres avec des guests).

Après nous avoir montré ses talents de plume avec son premier EP, Dreyf nous prouve ici qu'il n'a pas à rougir de ses capacités de MC, nous attendons maintenant de voir la synergie de ces qualités sur un premier vrai album en espérant (qui sait ?) un nouveau Capitaine Tsubasa du rap français.

par Achim Shark




DJ Quik&Kurupt - BlaQKout

DJ Quik&Kurupt
>>> BlaQKout
    Forts chacun de plus de quinze ans de carrière DJ Quik (DJ, MC, producteur) et Kurupt (MC), deux vétérans respectés (et respectables) de la scène G-funk décident de se réunir le temps d'un album commun « BlaQKout » en 2009. Chro express oblige, on va faire vite : les deux nous servent un globalement bon album. S'appesantir sur les textes n'offre pas vraiment d'intérêt (c'est bien d'être francophone des fois !), tous les poncifs du genre y passent (filles, pimpologie, egotrip, défonce...). Côté rap le travail est fait et bien fait, on ne réinvente pas la roue mais ça fonctionne avec de temps en temps quelques coups de génie jouissifs. L'album ne prend réellement son envol que grâce au travail de producteur de DJ Quik. Celui-ci réalise une fusion entre g-funk à l'ancienne et des sonorités actuelles pour créer un « g-funk next generation » du meilleur effet. Quik s'offre en prime le plaisir de placer quelques sons expérimentaux sortis tout droit du cerveau dérangé d'un beatmaker psychopathe ou de celui d'un beatmaker qui a été enlevé par les hommes du futur (ou les deux, c'est au choix).

Pour conclure, DJ Quik et Kurupt nous offrent un album solide, ancré dans son époque, union du passé et du futur, on regrettera surtout le nombre important de refrains r'n'b. « BlaQKout » n'est pas indispensable mais a le mérite de nous offrir des pistes sur ce que peut devenir le g-funk et la westcoast en général.

par Achim Shark




Tout Simplement Noir - Classics

Tout Simplement Noir
>>> Classics
    Tout Simplement Noir ? « Si tu connais pas demande à ton grand refré ». TSN c'est trois rappeurs, Mc Bees, Parano Refré et J'L'Tismé, c'est deux albums, « Dans Paris nocturne » (1995) et « Le mal de la nuit » (1997), c'est plus de 100 000 exemplaires vendus toutes sorties confondues, c'était la tête de proue du label la Pieuvre (« Ni TV, ni radio, n° 1 des bas-fonds ») et depuis quelques mois c'est aussi « Classics » un pot-pourri du meilleur de leurs productions, de remixes et de chutes de studios. Mais si nous allons à l'essence même, TSN c'est avant tout la gouaille de trois « Negro Parigo », pleine d'argot sophistiqué, de festivités outrancières, de misogynie assumée, le tout saupoudré de conscience sociale.

« Classics » réussit le pari difficile d'être intéressant à la fois pour le fan du groupe et le néophyte qui le découvre en mêlant remixes inédits (8 en tout), titres rares (et pas des moindres avec les bons « Gagner pour » et « La solidarité noire ») et classiques de la discographie du trio (« A propos de tass », « J'suis F »...). J'L'Tismé est à la réalisation du projet, on le ressent surtout à l'écoute des remixes, tous dans une veine très west-coast (dans l'esprit Jee Funk en somme), pas toujours excellente. On regrettera l'absence d'Aelpéacha et surtout de producteurs d'autres horizons pour donner une vision plus éclectique du rap de TSN.

par Achim Shark




Eminem - Relapse

Eminem
>>> Relapse
    « Je suis le même hier, aujourd'hui et à jamais » pourrait dire Eminem paraphrasant la Bible et ce faisant le blondinet de Detroit exprimerait en même temps la plus grande qualité et le plus grand défaut de son nouvel album, « Relapse ». Commençons positivement par la qualité : Eminem était un des meilleurs rappeurs au monde par son flow et son écriture complexe et il l'est toujours ! Et comme d'habitude on a droit à une avalanche de techniques inédites plus psychotiques et jouissives les unes que les autres. Pour le défaut, c'est qu'on ne découvre rien de nouveau, les thèmes et les ambiances sont les même que d'habitude, on parle de sa maman, de l'Amérique avec quelques titres dance floors, de l'égotrip, un peu de rock, des tubes et une poignée de titres plus calmes et intimistes.

Vous l'aurez compris, l'album est bien plus intéressant sur la forme (en cela son meilleur album) que sur le fond (on est loin du « Slim Shady LP »). Mais l'argument béton du disque c'est l'omniprésence d'un Dr Dre en grande forme derrière les machines, excepté l'excellent « Beautiful » produit par Em' lui-même. « Relapse » ne révolutionnera certainement pas le Hip Hop mais au moins il passe tout seul pour une heure de plaisir rapologique.

par Achim Shark




0800 - Rock n'roll

0800
>>> Rock n'roll
    « Surtout ne juge jamais un disque à sa pochette » nous disait Alcide H. Avec ce premier album du jeune groupe bordelais 0800 je me suis rendu compte qu'il n'avait pas tort. En effet, je l'avais d'abord choisi pour sa très belle pochette en m'attendant à un disque expérimental et barré un peu comme « Ceci n'est pas un disque ». Finalement la similitude avec TTC s'arrêtait à la pochette et je me suis retrouvé avec un LP bien plus terre-à-terre mais néanmoins original pour une agréable surprise.

A croire qu'avec 0800 il ne faut se fier à rien puisque le titre de l'album (« Rock n'roll ») ne se retrouve pas dans les instrus qui sont finalement plutôt influencées Dirty South. Mais attention, Sapritch (qui produit les 15 titres) ne fait pas ça parce que c'est la mode, il le fait parce que c'est ce qu'il aime et ça s'entend. On sent son talent, son oreille et son doigté tout au long du disque avec des instrus très agréables et variées, plus proche d'un OutKast que d'un Timbaland, c'est-à-dire, plus harmonieuses, plus riches et plus Hip Hop. Elles sont parfois l'intérêt principal de certains titres (« Juicy fruit », « I don't mind »), les flow des MC's n'étant pas toujours excellents (quoique parfaitement écoutables). Si je me permettai je qualifierai presque Sapritch « le Dre 3000 français ».

Comme je l'ai dit plus haut, les flows ne sont pas géniaux, plutôt banaux en fait, et constituent le plus gros bémol, mais le trio se rattrape par son écriture fine, sincère et pleine d'humour offrant une vision fraiche et originale sur des thèmes assez classiques (la vie en général et en cité, l'Etat, le Hip Hop...). On s'en rendra compte sur les excellents « Efficace », « Choses vraies », « Tant pis », « Béton boulouze » ou« Hexagone ». Pour leur premier album les 0800 nous servent un produit carré, musicalement et lyricalement attrayant seulement gêné par quelques titres un peu poussifs et vite lassants (« Partis pour brûler », surtout et « SOS suicide MC » aussi, mais un peu moins, sauvé par l'humour). Un album agréable et positif, résolument Hip Hop.

par Achim Shark




Le Pingouin - Hyper Urbain

Le Pingouin
>>> Hyper Urbain
    Lorsqu'on essaie de chroniquer un disque, quoi que l'on veuille, on en vient à coller des étiquettes et finalement ça se révèle assez pratique. La difficulté lorsque le premier album du Pingouin, groupe bordelais, « Hyper urbain » arrive à nos oreilles c'est bien de le faire. Qu'est-ce que c'est ? Du rap ? Oui, mais pas que. Du slam ? On pourrait y penser mais finalement non. De l'électro ? Il y en a un peu mais ça reste malgré tout rock. Disons juste que c'est du « Hip Hop alternatif » pour cacher qu'on ne sait pas définir cet album atypique.

Les trois membres du groupe, Monsieur Crâne, Père Dodudaboum et Petit Fantôme s'en donnent à c½ur joie durant les 12 titres de ce court LP à base d'électro-rock-funk-Hip Hop. Les formats des morceaux sont totalement anarchiques, certains n'ont pas de beat, peu ont un refrain, certaines commencent par un couplet pour finir totalement instrumentalement... Le Pingouin s'amuse à brouiller les pistes mais on sent que cela a été fait par pur plaisir et non pour avoir un style. Aux premières écoutes j'ai pensé à du James Delleck en un peu moins bien et beaucoup plus brouillon même si au final tout comparaison serait une erreur.

Les thèmes sont variés, les fachos, l'uniformité, l'Etat, la pornographie, la solitude, le suicide, le Hip Hop... Mais le groupe étant adepte de l'écriture automatique, rien n'a l'air tout à fait réfléchi, les textes suivent leurs propres routes, tout comme les instrus, le fil conducteur n'est pas souvent gardé durant tout un titre. Ce côté brouillon de l'écriture rend parfois les textes difficile à comprendre d'autant qu'ils sont parfois perdus dans la masse sonore très riche. Le plus gros reproche irait néanmoins aux flows, pas toujours terrible, mais ça reste un premier album.

En bref, un album intriguant, peut-être un peu opaque à la première écoute mais qui réussit le pari difficile de l'originalité malgré un côté brouillon parfois agaçant. A suivre...

par Achim Shark




L'Exécuteur de Hong-Kong - Le retour du mexicain

L'Exécuteur de Hong-Kong
>>> Le retour du mexicain
    En deux albums, l'Exécuteur de Hong-Kong a su créer son propre univers, mêlant humour, références cinématographiques et beats funky à souhait. Mais qui est donc cet exécuteur venu de Hong-Kong (mais qui est mexicain visiblement) ? Comme beaucoup de tueurs à gages, un nom cache deux visages : un MC, Terence Style, et un producteur, Mag Spencer.

L'accent sudiste assez marqué du MC fait parfois penser au Rat Luciano. Ce n'est pas leurs seul point commun, ils partagent également un flow monocorde et pas toujours formidable ainsi qu'une plume pas vraiment extraordinaire mais tous deux arrivent toujours à captiver l'auditeur grâce à une sincérité et une honnêteté évidente. Mais là s'arrête les similitudes car là où l'un fait dans la chronique sociale, l'Exécuteur baigne sa plume dans l'humour décalé et les histoires étranges adressant des clins d'oeils ravageurs aux films de série B des années 80/90. Pas de rap conscient ou introspectif même si parfois certaines phases laissent transparaître un message plus personnel et sérieux.

Ce fond agréable est magnifié par l'excellent travail de producteur de Mag Spencer nous livrent des instrus plus funky les unes que les autres. Dans un souci d'aération nous avons droit à quelques interludes instrumentaux (« Macao night club » est un bijou) et d'extraits de films. Au final ce n'est peut-être pas le disque du siècle mais au moins le méxicain nous sert un album rafraichissant et entraînant suant l'amour de la musique et, qui plus est, vieillit bien !

par Achim Shark




Gang Starr - Mass Appeal : the best of Gang Starr

Gang Starr
>>> Mass Appeal : the best of Gang Starr
    Il y a de ces grands groupes qui ont marqué le Hip Hop de leur empreinte tels Run DMC, Eric B&Rakim ou encore Public Enemy. Gang Starr est de ceux-là, les lyrics ciselés, le flow monocorde de Guru et les prods jazzy, les scratches psychotiques de DJ Premier marquent les esprits depuis la fin des années 80 et leur premier album « No more Mr. Nice Guy » en 1989 jusqu'à la dernière production du binôme, leur sixième album « The owners » en 2003.

Bien évidemment, ce best of sorti en 2006 n'aura pas beaucoup d'intérêt pour la plupart des amateurs de Hip Hop US qui possède déjà la majorité de la tracklist présentée mais ceux qui -comme moi- ne s'y connaissent pas beaucoup mais ont le désir de découvrir les classiques trouveront ici un excellent investissement.

La sélection proposée oscille entre titres excellents (la plupart) et très bons (quelques uns). L'amour de la musique du duo se ressent à chaque mesure. On ne peut être que transporté par les instrus géniales de DJ Premier et le flow élégant de Guru avec des titres comme « Step in the arena », « Skills », « Code of the streets », « Soliloquy of Chaos », « Above the clouds » (avec Inspectah Deck), « Take it personal » ou encore « Mass appeal ». Le tout est agrémenté par un DVD contenant 11 clips et une biographie du groupe par Soren Braker, auteur d'une Histoire du Hip Hop.

par Achim Shark




Fat Cap - A l'arrache

Fat Cap
>>> A l'arrache
    « F.A.T. C.A.P., t'as capté ?/Le temps qu'on s'installe/J'suis comme un rail de coke... » Car oui, Bobby Buntlack et Ferk Daxxx s'installent enfin dans les bacs (et on a intérêt à capter !) car les 2 b-boys du 93 ne sont pas là pour plaisanter. Après presque dix ans dans le BOSS (première signature du label, en 1999), les deux compères sortent enfin leur premier album « A l'arrache », en totale indépendance. « Beaucoup d'intellos calibrés, moi j'suis qu'un con qui dit vrai », voilà une phrase qui résume le style de Fat Cap : deux enfants des cités de Seine Saint Denis décrivant leurs vies, leurs frustrations, leurs espoirs, sans fard ni esbroufe. Ici pas de gangstérisme ni de recherche de la street credibility la moins crédible qui soit, juste de l'honnêteté et des mots forts, et c'est bien ce qui fait la force du groupe. Alors que beaucoup de MCs aiment à laisser voir de leur cité la même image que les reportages du 20h de TF1, Fat Cap affirme à plusieurs reprises n'avoir jamais dealé et représenter « les gens braves, qui se tiennent droit et en bavent » sans cacher la misère et la décrépitude des cités de France.

La plus grande qualité de l'album est donc la sincérité de ses auteurs armés d'une écriture réfléchie et travaillée. Le plus gros défaut reste les instrus qui sont d'une qualité très inégale. Certaines sont excellentes ( « Y'a ceux qui », « Système d », « Ancré dans le barrio »...) tandis que d'autres sont à la limite du supportable, plombant des titres qui auraient pu être excellents ( « Outrage »). « Fais tourner le son fort » est le seul titre qu'on aurait souhaité ne pas entendre que ce soit au niveau de l'instru insupportable que pour la prestation des MC's, pas folichonne. Néanmoins, « A l'arrache » reste un bon album de rap français, vrai et sincère.

par Achim Shark




Kamini - Psychostar world

Kamini
>>> Psychostar world
    Je m'appelle Kamini, je viens pas de la téci. Je viens d'un petit village qui s'appelle Marly-Gomont. Chez moi c'est la vraie misère, rien à voir si ce n'est des vaches, rien à faire si ce n'est regarder le 13h de Jean-Pierre Pernod, déçu qu'il ne parle jamais de la culture de cucurbitacés sauvages de chez nous autres.

Alors avec mes potes on trippe en faisant des vidéos sur des tracteurs pendant que je rappe sur notre village. C'était rigolo alors on a mis ça sur le net et ça a bien tourné. J'ai compris qu'il se passait quelque chose lorsque des abrutis ont commencé à piquer le panneau du village et que j'ai signé chez Sony BMG. Je me suis dit "banco" parce que j'ai toujours rêvé de rapper. Je me suis mis à travailler sur mon album, mais j'avais un problème : je n'avais rien à dire. Vu que dans la vraie vie je suis infirmier je me suis inspiré de ça et vite fait mal fait j'ai écrit plein de titres sur la folie et la schizophrénie tout en signant 12 instrus synthétiques, lourdaudes, répétitives et saoulantes, mais ça ne me gênait pas trop.

Mon problème maintenant c'est que mon album est acheté ou bien téléchargé puis écouté mais jamais ré-écouté. Les paroles d'un grand sage me reviennent alors "Si t'as rien à dire, ferme ta gueule."


par Achim Sharkamini




Fatal Bazooka - T'as vu

Fatal Bazooka
>>> T'as vu
    Le rap ne cesse de s'enfoncer dans ses propres clichés, c'est bien connu et ça ne semble pas s'améliorer, bien au contraire. Mais que peut-on faire ? On peut pleurer sans fin ou bien en rire. Moi, je préfère en rire, me gaussant des caricatures surmédiatisées que le français moyen assimile au rappeur, casquette, baskets, pas grand-chose dans la tête. reprenant tous les clichés véhiculés par le rap en les retournant en faisant un produit grand-public, Michaël Youn sous le pseudonyme de Fatal Bazooka nous pond "T'as vu". Le cauchemar des puristes. Enfin moi je m'en fous, c'est amusant le temps d'une écoute. Pas un album çà avoir -ni qui mérite une vraie chronique-, juste un album à écouter, en rire, puis oublier.

par Achim Shark





Flynt - J'éclaire ma ville

Flynt
>>> J'éclaire ma ville
    Flynt mc parisien qui oficie dans l'underground depuis pas mal d'années maintenant, commence à rapper en 1995, sa plume s'afine trés vite ainsi que sa ferve et son authenticité.
Aprés diverses apparitions, sur des compilations dont explicit 18, avec le trés bon morceau choc frontal,et également un premier maxi de trés bonne qualité "1 pour la plume" il nous livre ici son premier album "j'éclaire ma ville".
Aprés l'écoute de celui ci, on ne peut rester ensensible à la qualité d'écriture et à la sensibilité de ce mc, les sons sont également de trés bonnes factures beaucoup de producteurs de renom participant (drixxxé, the soulchildren, ayastan ect). Flynt aborde ici des sujets divers et ne tombe pas dans la facilité (la gueule de l'emploi), il n'hésite pas à se livrer également (j'ai trouvé ma place et tourner la page).
Pour moi ce disque constitue l'album rap francais de l'année, il surpasse de loin les sorties nationales de l'année 2007.
Une valeur sure.

par Jenny





Yenu - Fao qatr durekazegu

Yenu
>>> Fao qatr durekazegu
    Je préviens d'avance : ce n'est pas du rap mais du kaneka. mais le kaneka qu'est-ce donc que cela ? C'est la musique des mélanésiens (kanaks) de Nouvelle Calédonie, une musique qui trouve son origine dans la terre, la terre d'où sortent toutes les légendes mélanésiennes. En Calédonie, il y a des tas de groupes de kaneka mais Yenu tire son épingle du jeu, avec un kaneka flirtant avec nombres d'influences, reggae, jazz, soul, chanson française... Originaires de l'île de Maré les chants sont tour à tour en Maré et en français. Les musiques, les textes, les chants, tout est magnifique et touche au coeur. Parfois calme, parfois énergique, toujours mélodieux, un voyage musical magique.

par Achim Shark





MAK - Suaren Garai Erraus Errekai

MAK
>>> Suaren Garai Erraus Errekai
    MAK est un (le ?) groupe de rap basque, auteur d'un premier album "Suari Darion Kea" en 2005. 3 ans plus tard ils reviennent avec "Suaren Garai Errauts Enrekai", toujours aussi engagé et explosif. Désormais MAK ne rappent qu'en basque délaissant le français et l'espagnol présents sur le premier disque. Le flow est beaucoup plus abouti, rendant l'écoute beaucoup plus agréable et prouvant définitivement que le basque est une langue dans laquelle on peut rapper. Les instrus également ont évolués vers le mieux, dans une ambiance toujours plus oppressante, appuyé par des instruments live. Avec cette album les MAK ont grandement amélioré la forme en gardant un fond solide. N'hésitez pas, les basques apprennent à rapper et ça tue !

par Achim Shark





Freeman - L'espoir d'un crève

Freeman
>>> L'espoir d'un crève
    Ah Freeman, qu’on aime ou pas, il fait réagir. Bon danseur, mais mauvais MC’s car incompréhensible pour les uns, génie de l’écriture pour d’autres. Moi j’avais bien aimé son premier solo, même si c’est vrai que certains passages demeureront indécodable, et disparaîtront avec leurs secrets. Mais le soucis c’est quand il pose pour Iam, car aux coté de Shurik’n et Akh, il manque vraiment de niveau. Bref, là il est en solo, et j’avais un peu peur.
Et c’est une petite surprise, je m’attendais vraiment à un disque assez moyen. Ce n’est pas la sortie de l’année, mais il est loin d’être mauvais. Malgré deux trois morceaux vraiment très lourds, le Free s’en tire pas mal. Aidé par de bonnes instru, avec de bons samples (Une spéciale pour la « copie » de « ça fait du bien d’le dire » de Flynt).
J’aurais du mal à faire une vraie chronique, mais je tiens à dire quand même que cet album mérite une attention, et si vous aimez le rap made in Mars, vous pouvez y aller sans regret.
par Taiji





Grodash - La vie de rêve

Grodash
>>> La vie de rêve
    Après plusieurs apparitions sur diverses tapes, ou au sein de Los Monzas, ou bien Ul’team Atom, Grodash avait sorti en 2006 un premier album «illégal Musik» plutôt discret. Deux ans après il revient en 2007 avec «la vie de rêve».
Chro X-press donc on va faire vite, oublier les détails. C’est un album dans le temps. Pas vraiment de choses neuves. Les prods sont très actuelle, donc ceux qui n’aiment pas le synthé, passé votre chemin. De plus elles sont toutes assez similaires. Les thématiques sont assez banales, la rue, la violence, enfin la compléte.
Ce disque n’est pas mauvais, mais je pense que seuls les amateurs du style Ul’team Atom ou les auditeurs assidus de Skyfuck l’écouteront avec interêt. Pour les autres, il risque d’être long à être écouter par son manque d’originalité par rapport à tout ce qui sort en ce moment.
par Taiji




Baloji - Hôtel Impala

Baloji
>>> Hôtel Impala
    Issu du malheureusement feu groupe Starflam, Baloji signe ici un album solo magistral qui s'inscrit dans la lignée du Gibraltar d'Abd al Malik ou de l'Identité en crescendo de Rocé. Un album à la musicalité riche, aux sonorités africaines (normal, il nous y raconte son histoire), avec comme un parfum fleurant bon les 70's dans les refrains chantés. Un album qu'on s'en fout d'abord qu'il soit produit par une major (se mettraient-elles à avoir du goût ??). un album qui ne nous rendra pas le Congo mais qui devrait nous faire augmenter nos quotas de l'immigration (bordel ! laissez venir à nous ces génies en tout genre !)
Un album, vous l'aurez compri, qu'on se fera un plaisir de chroniquer plus en détail dès que nous en trouverons le temps. Il fallait cependant qu'on vous en parle ici parce que vite, courrez l'acheter, l'écouter !!
par Lady Psycho




Cannibal Ox - The Cold Vein

Cannibal Ox
>>> The Cold Vein
    Attention monument! En 2001, le relativement réputé El P (du défunt groupe Company Flow) sort sur son propre label un album entièrement produit par ses soins pour deux mc's quasi inconnus à l’époque (Vordul et Vast Aire) dans la continuité de ce qu'il avait déjà entrepris par le passé, c'est à dire un hip hop sans concessions et totalement innovant. A chaque fois que je cale le cd, la même impression revient : mais d'où sortent ces sons? Un film de science fiction peu être? Il les a ramenés du futur c'est pas possible!
Vraiment, the cold vein est un album sans égal, à l'ambiance froide, sombre et torturée ou chaque titre est un véritable travail de titan (qui d'ailleurs ne sera à mon humble avis jamais égalé par la suite dans ces tonalités sonore)
Au niveau des sons, il y a tout ce dont on est en mesure d'attendre d'un album electro rap (et plus encore!) : guitare saturée, sons de jeux vidéos, de machine en tout genre, nappes de clavier, chœurs, scratches, beats chelous, pianos, sons jamais entendus et j'en passe... tout passe dans les mains d'un El P qui passe des lors pour un visionnaire incontesté et entrant directement dans le panthéon des plus grands producteurs hip hop. Ceci principalement par sa façon d'agencer les sons et l'atmosphère si particulière qu'il crée.
Bref je sais même plus quoi dire tellement cet album défonce! Un album unique, mythique, classique, magique, parfait et sans équivalent.
Notons qu'il est également disponible en version purement instrumentale.
par Jeffzonked




Dimanche 23 Décembre 2012
Rapa fait sa rentrée: On n'est pas morts!Voici les chro du VII nouveau et le dernier Fayçal! Checkez aussi les derniers rapapodcasts concoctés par l'ami Phonky.
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